L’IA s’impose… mais les entreprises ne suivent pas encore
L’intelligence artificielle devient une réalité du quotidien pour de nombreux salariés. Près de 4 collaborateurs sur 10 déclarent déjà utiliser des outils d’IA dans leur travail. Pourtant, seulement 30 % des entreprises ont mis en place une stratégie structurée pour encadrer et piloter ces usages.
Ce décalage entre adoption individuelle et cadre organisationnel engendre des risques croissants :
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Absence de gouvernance claire,
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Vulnérabilités en matière de sécurité des données,
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Manque de cohérence dans les pratiques.
Et pourtant, l’IA est perçue comme un levier de productivité, de créativité et d’automatisation. Mais une majorité des collaborateurs se disent insuffisamment préparés : seuls 20 % s’estiment compétents et 50 % reconnaissent un niveau très basique. Même chez les managers, la marge de progression reste importante : 42 % jugent leurs compétences en IA insuffisantes, malgré une formation au prompting dans près de 80 % des cas.
« Il est urgent d’encadrer les usages et de former les équipes pour faire de l’IA un vrai levier de performance collective », souligne Ludivine Montaudoin, Directrice Modern Workplace et IA chez Julhiet Sterwen.
Travail hybride : un modèle en place, mais encore immature
Le travail hybride est désormais la norme dans les grandes organisations : près de 75 % l’ont adopté, et 80 % des salariés en sont satisfaits. Pour autant, les pratiques ne sont pas encore totalement stabilisées.
Des freins majeurs persistent :
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64 % des managers ont du mal à identifier les difficultés à distance,
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55 % pointent une mauvaise circulation de l’information,
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Le manque d’interactions informelles fragilise la cohésion d’équipe.
Les collaborateurs réclament plus de clarté sur les règles du télétravail, une meilleure qualité des réunions hybrides et davantage de flexibilité horaire.
« L’hybridation du travail est désormais une attente forte. Mais elle ne fonctionnera que si elle repose sur une structure claire et une organisation adaptée au terrain », explique David Gautron, partner employee experience chez Julhiet Sterwen.
Vers des environnements de travail flexibles, durables et connectés
L’évolution des modes de travail transforme aussi les espaces physiques. Les attentes changent :
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40 % des salariés veulent des bureaux plus attractifs,
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Près de la moitié souhaitent des bâtiments autonomes en énergie,
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Les tiers-lieux et espaces de coworking séduisent 17 % des moins de 35 ans.
Les entreprises anticipent ces mutations : 4 managers sur 10 prévoient une réduction des espaces traditionnels au profit de lieux de socialisation plus flexibles. D’ici 2030, le bureau ne sera plus simplement un lieu de production, mais un espace de lien social, de collaboration et d’innovation.
Le rôle central du management dans la transformation des entreprises
L’hybridation, la montée en puissance de l’IA, la quête de flexibilité… tous ces bouleversements posent la question du rôle du manager.
Les qualités clés du manager de demain :
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Capacité à intégrer les nouvelles technologies dans le quotidien,
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Agilité intergénérationnelle,
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Écoute active, empathie et création de lien humain.
La transformation des entreprises ne peut réussir qu’en s’appuyant sur un management humaniste, capable d’incarner la culture d’entreprise tout en assurant une transition numérique fluide et inclusive.
« L’entreprise de demain devra concilier transformation digitale et expérience humaine pour rester durablement performante », conclut David Gautron.
Ce qu’il faut retenir
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L’intelligence artificielle est déjà utilisée par 40 % des salariés, mais rarement encadrée par une stratégie claire,
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Le travail hybride est généralisé, mais encore immature, avec des défis en matière de communication et de cohésion,
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Les environnements de travail évoluent vers plus de souplesse, de durabilité et de lien social,
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Le management est au cœur de cette transformation, entre leadership technologique et proximité humaine.










