Dirigeants d’entreprises, responsables d’équipes et collaborateurs, quels sont les principaux changements impactant le financement de la formation en 2025 ?
CPF : des formations à la création d’entreprises pour les parcours certifiants
Le code 203, qui concerne les formations à la création et à la reprise d’entreprise, a longtemps été un levier d’accès aux financements CPF. Cependant, en raison d’abus et de fraudes constatés depuis 2019, une réforme stricte entre en vigueur : seules les formations certifiantes seront désormais éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation).
Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions de régulation entreprises depuis 2022, visant à renforcer les contrôles et la qualité des offres présentes sur Mon Compte Formation (MCF). Les organismes de formation (OF) doivent désormais faire un choix :
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Se faire habiliter par un certificateur pour conserver l’éligibilité CPF,
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Commercialiser leurs formations en dehors du marché réglementé,
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Abandonner la formation à la création d’entreprise.
Apprentissage : une réduction des financements
Le financement de l’apprentissage subit plusieurs ajustements qui impacteront les entreprises et les centres de formation.
Des aides à l’embauche revues à la baisse
Les aides à l’embauche pour les apprentis sont revues à la baisse et sont désormais indexées sur la taille de l’entreprise :
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5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés,
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2 000 € pour celles de plus de 250 salariés,
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6 000 € pour les apprentis en situation de handicap, quel que soit l’employeur.
Un reste à charge pour l’employeur en cas de diplôme supérieur à Bac +3
Désormais, un reste à charge est prévu pour les entreprises recrutant des apprentis visant un diplôme de niveau Bac +4 et au-delà (niveau 6 du RNCP). Le montant de cette participation n’a pas encore été précisé et sera défini ultérieurement par décret.
Une modulation des niveaux de prise en charge
Les niveaux de prise en charge (NPEC) pourront être réduits pour les formations à distance, poursuivant ainsi la logique de contrôle des coûts engagée ces dernières années.
Une augmentation du coût salarial des apprentis
Le volet salarial des apprentis évolue également avec le PLF 2025 de la Sécurité sociale :
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Une rémunération des apprentis est désormais assujettie à la CSG/CRDS au-delà de 50 % du SMIC,
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Le plafond d’exonération des cotisations sociales est abaissé de 79 % à 50 % du SMIC.
Ces évolutions risquent d’alourdir la charge financière des employeurs et de freiner l’embauche d’apprentis dans certaines structures.
Fin du crédit d’impôt pour la formation des dirigeants
Passée relativement inaperçue, cette suppression impacte néanmoins les dirigeants d’organismes de formation (OF).
Jusqu’au 31 décembre 2024, les chefs d’entreprises pouvaient bénéficier d’un crédit d’impôt pour leurs heures de formation, plafonné à 466 € par an (40 heures de formation au taux horaire du SMIC). Cette mesure n’a pas été reconduite dans le PLF 2025. Toutefois, les dépenses engagées en 2024 restent éligibles pour l’année fiscale correspondante.
Le PLF 2025 marque une nouvelle étape dans la réforme du financement de la formation, avec un objectif clair : renforcer le contrôle et optimiser les ressources allouées. Si certaines mesures visent à limiter les fraudes et à recentrer les dispositifs sur les formations les plus stratégiques, elles risquent néanmoins d’alourdir la charge des entreprises et de freiner l’accès à certains parcours.
Les professionnels de la formation et les employeurs devront s’adapter rapidement à ces nouvelles règles et anticiper les impacts sur leurs stratégies de recrutement et de développement des compétences.










