Un avenir professionnel en pleine mutation
Aujourd’hui, 85 % des actifs considèrent que leur métier évolue, dont 43 % très rapidement. Ce chiffre, en hausse constante, souligne une prise de conscience forte des transformations en cours. Et pourtant, 69 % d’entre eux restent optimistes quant à leur avenir professionnel – une confiance plus marquée chez les jeunes et les cadres.
Face à ces mutations, la formation continue apparaît comme le principal levier d’adaptation. Si certains pensent encore exercer le même métier dans 5 ans (27 %, en hausse), beaucoup de collaborateurs ressentent le besoin de se former pour rester compétitifs et épanouis.
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Une formation vue comme une responsabilité individuelle
Selon le baromètre, 75 % des actifs estiment qu’il leur revient de prendre en main leur formation professionnelle. Ce sentiment d’autonomie, renforcé par la réforme de 2018 et l’essor du Compte Personnel de Formation (CPF), marque un changement culturel majeur.
Mais cette responsabilité ne doit pas faire oublier le rôle crucial de l’accompagnement. En particulier pour les publics les plus fragiles : seniors, demandeurs d’emploi, personnes peu qualifiées ou en situation d’illectronisme. Pour l’UNSA, l’individu ne peut être laissé seul face à un système complexe : le Conseil en évolution professionnelle (CEP) doit jouer un rôle renforcé pour garantir l’égalité d’accès.
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L’accès à l’information : encore trop inégal
Même si 50 % des actifs se disent bien informés sur la formation professionnelle (une progression notable), de fortes disparités subsistent. Les non-cadres, les demandeurs d’emploi et les plus de 50 ans se sentent souvent mal orientés. Paradoxalement, les diplômés du supérieur sont également nombreux à exprimer un besoin d’information plus claire et plus ciblée.
La notoriété des dispositifs reste contrastée : si l’apprentissage continu, la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) ou le bilan de compétences gagnent du terrain, d’autres comme Pro-A, CléA ou même le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) peinent encore à s’imposer.
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L’intelligence artificielle : catalyseur de formation et d’interrogations
Le baromètre 2025 le confirme : l’IA bouleverse déjà les pratiques professionnelles. 64 % des actifs s’en servent principalement pour la recherche et la rédaction. Et 72 % d’entre eux souhaitent se former davantage à son usage, souvent à un niveau débutant.
Mais l’IA suscite aussi des inquiétudes de la part des actifs : perte de compétences humaines, déshumanisation, tensons sur l’organisation du travail… Pour l’UNSA, il est urgent d’intégrer l’IA dans une logique de dialogue sociale et de formation éthique, pour éviter qu’elle ne creuse encore les inégalités.
Accompagner chaque actif vers la formation professionnelle s’impose, ainsi, comme une nécessité. L’accès à la formation professionnelle doit rester un droit qui passe par :
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Un accompagnement personnalisé pour les publics éloignés de la formation,
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Une information claire et accessible sur les dispositifs existants,
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Une co-construction avec les partenaires sociaux, pour une montée en compétences partagée et durable.
Face à l’accélération des mutations, accompagner l’individu tout au long de sa vie professionnelle, c’est lui donner les clés pour rester acteur de son avenir.
Pour aller plus loin : https://www.unsa.org/L-importance-de-l-accompagnement-a-la-formation-professionnelle.html
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