Chiffres clés : un marché du travail en tension
L’édition 2025 de l’UHFP a mis en lumière des statistiques préoccupantes :
-
85 % des entreprises déclarent ne pas trouver les compétences nécessaires pour faire face aux défis économiques de demain.
-
1 million de salariés quittent chaque année le marché du travail, accentuant la pression sur les besoins en formation et en reconversion.
Ces chiffres révèlent l’urgence d’une réforme en profondeur du système de formation professionnelle, notamment en intégrant des solutions plus flexibles, comme les micro-certifications et en repensant les dispositifs d’accompagnement des actifs.
Lire aussi : Formation professionnelle : pourquoi l'accompagnement est crucial ?
Une réforme axée sur la flexibilité et la montée en compétences
L’avenir de la formation en France repose sur plusieurs piliers stratégiques :
-
Adaptation aux besoins des jeunes et des actifs en reconversion avec des parcours plus modulables.
-
Développement des micro-certifications, offrant une réponse rapide aux besoins spécifiques du marché.
-
Modernisation des dispositifs de formation (CPF, VAE, CEP) pour favoriser l’accès à la montée en compétences.
Cependant, un défi de taille demeure : le désengagement social et politique, qui freine l’application concrète des réformes. La philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury a souligné lors de l’UHFP l’impact du désengagement sur la santé mentale et l’efficacité des politiques publiques.
Lire aussi : Formation professionnelle : comment la financer ?
Le financement de la formation : un enjeu crucial
Le financement de la formation professionnelle représente 28 milliards d’euros par an, dont 70 % proviennent des fonds publics. Face aux incertitudes économiques, des débats ont émergé sur :
-
La réduction de l’autonomie des régions dans la gestion des financements,
-
L’évolution des aides à l’apprentissage, oscillant entre 2 000 et 6 000 € selon la taille des entreprises,
-
L’avenir des dispositifs d’accompagnement, notamment le CPF, dont l’accès est de plus en plus régulé pour éviter les dérives et les fraudes.
Qualité et certification : Le rôle clé de Qualiopi
La qualité des formations est au cœur des discussions. La certification Qualiopi reste un levier incontournable pour garantir des formations pertinentes et structurées. Lors de l’UHFP 2025, François Galinou, Président de l’ICPF et Stéphane Rémy (DGEFP) ont dressé le bilan des 10 ans de Qualité de la Formation, mettant en avant à la fois :
-
La nécessité de renforcer la traçabilité et la transparence des formations.
-
Le rôle essentiel des auditeurs certifiés, garants du respect des standards de qualité.
-
Les défis à venir, notamment la lutte contre les fraudes et la nécessité d’adapter les certifications aux réalités du marché du travail.
Lire aussi : 5 conseils pour bien choisir sa formation professionnelle
Vers un écosystème de formation plus inclusif et performant
L’UHFP 2025 a permis de poser les bases d’une nouvelle approche de la formation en France. Les acteurs du secteur doivent redoubler d’efforts pour garantir une formation accessible, qualitative et adaptée aux besoins des entreprises et des salariés.
Le groupe Eduform’Action s’engage à former les talents de demain au travers de l’accompagnement des jeunes vers leur premier emploi, en développant les compétences des salariés dans leur poste actuel ou leur reconversion, et de parcours adaptés aux publics éloignés du marché du travail, tels que les demandeurs d’emploi et les personnes en situation de handicap.
Rendre la formation accessible à tous, favoriser l’employabilité et répondre aux besoins actuels des entreprises grâce à des parcours innovants et décentralisés. Chez Eduform’Action, nous croyons que l’apprentissage est la clé d’un avenir professionnel réussi pour chacun.
L’UHFP 2025 a montré que l’avenir de la formation professionnelle se jouait aujourd’hui. Êtes-vous prêts à relever le défi ?










